De Barcelona à Almeria (Espagne)

Dimanche 4 septembre, nous reprenons la route pour le sud. C’est la période des fêtes des Maures et des Chrétiens en souvenir de la reconquête en 1238 par le roi catholique Jaume 1er des villes de Tarragona à Valencia, aux Maures. Nous assistons ainsi à un défilé des habitants en habits d’époque, puis d’un défilé de charrettes toutes décorées de paillettes et de grelots pour l’occasion.

Arrivés dans le parc naturel du delta de l’Ebre, nous nous retrouvons au milieu de champs de riz qui s’étendent à perte de vue. C’est tout plat, mais malheureusement nous avons un fort vent dans le nez et nous avançons péniblement. Au milieu du delta, nous prenons un bac pour passer de l’autre cote de l’Ebre. En sortant du parc naturel nous quittons la Catalogne pour la communauté de Valencia. Nous nous retrouvons au milieu de champs d’oliviers et d’amandier. A partir de Castello de la Plana, ce sont les orangers qui remplacent les oliviers, avec les fameuses “huertas”. Ce sont des champs d’orangers fermés par des murs et des grillages de tous les côtés; ce qui nous posera des problèmes pour planter la tente les jours suivants.

En entrant dans Valencia, nous en profitons pour faire une petite visite. Le centre avec sa cathédrale et sa basilique est très joli, sympathique et pas trop touristique. Très agréable à vivre, cette ville mêle très bien les anciens bâtiments et les ultra modernes.

En repartant, nous nous retrouvons au milieu de “huertas” qui étendent à perte de vue. Impossible de trouver un lieu ou camper, comme sur la côte, qui est entièrement construite d’immenses immeubles tous carrés. Au bout de 2 heures de recherches, nous trouvons un champ d’oranger où nous installer. Malheureusement, le propriétaire vient nous déloger un peu plus tard. Une fois tout rechargé sur les vélos, il change alors d’avis et nous laisse replanter notre tente. 1 heure après, c’est un gros orage qui nous tombe sur la tête. L’eau monte; nous sommes sur un terrain inondable et une demi heure plus tard, nous voila les pieds, les sacoches et la tente dans l’eau. L’orage ne s’arrêtant pas, nous décidons de lever le camp. En sortant du champs de boue, Florent s’aperçoit qu’il a les deux pneus à plats; mais tant pis, il pleut trop, on verra ça plus tard. Nous nous réfugions donc pour la nuit sous l’abri d’une station service. Le lendemain, nous nous arrêtons au camping afin de nettoyer toutes nos affaires qui sont pleines de boue.

Nous reprenons ensuite la route en longeant la cote pour Alicante, ou Florent atteint un record de crevaisons : 6 en 3 jours. A partir de Benidorm, la cote est entièrement envahie par les stations balnéaires qui ressemblent plus à New York qu’aux villages de pécheurs d’antan.

Arrivés à Alicante, nous quittons enfin la côte et son agitation pour Murcia. Les routes et les gens se font alors de plus en plus sympathiques. Nous en profitons pour ramasser au bord du chemin, des figues, des grenades, des citrons et des melons blancs. Un régal ¡¡¡ Nous traversons rapidement la jolie petite ville de Murcia pour nous diriger via Lorca vers Almeria.

Nous nous retrouvons alors au milieu d’une plaine entourée de montagnes. La végétation est très aride, mais quelques champs d’orangers et de citronniers subsistent tout de même. Après Lorca, nous bifurquons pour rejoindre la côte. Nous entrons alors en Andalousie dans la province d’Almeria avec ses innombrables serres qui produisent des légumes frais toute l’année.

Dans le parc naturel de Cabo de Gata-Nijar, nous nous retrouvons au milieu d’un paysage totalement désertique quasi lunaire. Nous croisons seulement quelques maisons abandonnées et des petits villages tout blancs très mignons. Après Almeria, nous décidons de nous arrêter dans un camping pour nous reposer un peu. Malheureusement, sur la côte, tous les campings sont fermés ou abandonnés. Au bout de 120kms, (un record) nous déclarons forfait et nous nous posons dans un camping désaffecté. Heureusement, nous en trouverons un avec un peu de mal le lendemain, jeudi 15 septembre. Nous pouvons enfin nous reposer un peu après 2700kms, et envoyer des nouvelles avant la dernière partie de l’Espagne jusqu’à Algecieras.

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