De Almeria à Tarifa (Espagne)

Nous avons mis longtemps à trouver ce petit camping à Adra près d’Almeria et nous avons du mal à le quitter. Il faut dire que c’est très sympa et l’ambiance est familiale. Nous découvrons ainsi un peu mieux la vie andalouse où l’on aime prendre son temps, parler fort, boire des bières et manger des tapas.

Enfin, Dimanche 18 septembre, nous finissons par décoller en direction de Malaga. La route est vallonnée mais très jolie, nous surplombons la mer d’un côté alors que de l’autre s’élèvent de hautes montagnes désertiques. Malheureusement, nous nous retrouvons rapidement coincé sur un bout d’autoroute de quelques kilomètres que nous sommes obligés de prendre car il n’y a aucune autre route. Nous ne sommes pas fiers, surtout dans les tunnels, mais nous nous en sortons bien. Un peu plus loin, Mélanie a sa première crevaison. Le coupable, un gros fil de fer de 5 cm. ¡¡¡ Chacun son tour !!! Elle répare toute seule son pneu puis ça repart. La route est tranquille, mais sinueuse. A partir de Nerja, nous trouvons enfin le plat, mais aussi ses interminables stations balnéaires qui n’en finissent pas de s’agrandir.

Nous traversons ensuite rapidement Malaga. Des souvenirs reviennent à Mélanie qui y a déjà séjourné. A la sortie de cette ville, l’enfer routier commence pour nous. La seule route en direction d’Algeciras est, soit une autoroute, soit une voie rapide. Les deux sont autorisées aux vélos, mais l’autoroute à l’avantage d’avoir un bas côté assez large. De toute façon, nous n’avons pas le choix et nous alternerons entre les deux. La route est fatigante car il faut sans arrêt faire attention aux voitures et bien garder sa droite. Nous commençons à regretter les petites routes de montagne. De plus, nous apprenons un peu plus tard que la nationale N340, que nous suivons quasiment depuis Barcelone, est la route la plus dangereuse et meurtrière d Europe. Mais nous en sortons indemne, nous sommes donc près pour les routes marocaines.

Notre autre souci de ces derniers jours fut le camping. Avec ce tourisme surdéveloppé, il est difficile de trouver un endroit ou planter la tente. Conclusion, nous dormons à la belle étoile dans les seuls petits recoins non construits : à cote de bennes à déchets verts, dans un lieu de passe de prostituées, au milieu d’un rond point d’un croisement d’autoroute, etc …

Jeudi 22 septembre, sortant de l’autoroute à Algeciras, nous apprenons qu’il n y à pas de camping. Nous avions pourtant prévu de nous y arrêter quelques jours, pour envoyer des mails, faire une lessive, envoyer les guides et les cartes qui ne nous servent plus et aussi nous reposer, afin d’affronter le Maroc en pleine forme. Il y a bien un camping près de Gibraltar, mais il n’y a pas de ferry pour Tanger. Nous décidons donc d’aller à Tarifa, la ville la plus au sud de l’Espagne. Seul soucis : 2 cols de 350 m nous séparent de cette ville. Nous les franchirons avec succès et plus facilement que prévu. Il faut dire que nous avons maintenant 3100 kms dans les pattes. Ca aide !!!

Maintenant nous sommes à côté de Tarifa au camping au bord de l’océan Atlantique. Mais surtout, d’où nous sommes nous voyons les côtes marocaines.

Et oui, maintenant l’Espagne, après ces 1750 Kms de vélo, ses cotes vallonnées et désertiques, ses plages sur construites, ses voies rapides et ses autoroutes, ses vergers d’orangers et d’oliviers, ses serres immenses à perte de vue, ses petites maisons blanches, ses campings fermes, son soleil et ses orages, ses gens forts sympathiques, et bien c’est fini. Maintenant à nous le Maroc et l’Afrique.

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